S’il ne fallait garder qu’un symbole afin de conter l’Arménie, ce serait peut être celui-ci. Il est, depuis l’antiquité, profondément ancré dans la mémoire, les mythes de la région, et dans les coeurs du peuple arménien. Du haut de sa plus haute pointe - le Grand Ararat -, à 5 165m, et du Petit Ararat, à 3 896m, il est omniprésent dans la culture du pays et ses arts, et se dresse fièrement sur les armoiries du blason Arménien.
LE PILIER DE LA CULTURE ARMÉNIENNE


LE MONT ARARAT & LA LÉGENDE DE L'ARCHE DE NOÉ
Une des légendes parmi les plus exceptionnelles qui l’entourent remonte aux récits bibliques, et plus particulièrement à celui du Déluge, qui en fait le point central de renouveau de l’humanité, après que la colère divine ait frappée. Quarante jours et nuits durant, le déluge s’abat sur terre ; lorsque le calme revint, c’est au pied du Mont Ararat que se serait alors posée l’Arche de Noé, afin d’y initier la réconciliation des hommes avec la vie. D’ici découle également la tradition viticole arménienne, enracinée dans cet héritage culturel : Noé aurait planté, au pied du mont, la première vigne de ce nouveau jour pour l’humanité.

Plusieurs expéditions archéologiques tenteront alors de vérifier ces écrits ; si James Bryce affirme en 1876 avoir découvert un fragment de bois de l’arche, aucune étude n’a permis de vérifier que le Mont Ararat ait vraiment été le territoire béni qui est décrit. Cela n’a pas empêché son élévation au rang de lieu sacré pour le peuple arménien, et d’unificateur des ethnies et religions, qui partagent toutes le Déluge dans leurs récits.